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Acheter Seul ou en Couple : Les Régimes Juridiques

Indivision, SCI, tontine : les différentes options pour acheter à deux.

Acheter seul garantit une liberté totale de décision, tandis qu’acheter à deux impose de choisir un cadre juridique adapté à la situation du couple : indivision par défaut, régime matrimonial, SCI ou tontine. Ce choix détermine la répartition des droits sur le bien, les règles de transmission et les conséquences en cas de séparation ou de décès. Chaque régime présente des avantages et des contraintes spécifiques qu’il est indispensable d’évaluer avant de signer.

Acheter un bien immobilier est l’une des décisions les plus importantes de votre vie. Mais quand cette aventure se fait à deux — en couple marié, pacsé ou en concubinage — ou même seul, la question du cadre juridique devient cruciale. Indivision, SCI, tontine : chaque option a ses avantages, ses contraintes et ses implications fiscales. Mal choisir peut coûter cher, voire provoquer des conflits majeurs en cas de séparation ou de décès.

Ce guide complet vous explique tout ce que vous devez savoir pour choisir le régime juridique adapté à votre situation en 2025.

Pourquoi le choix du régime juridique conditionne-t-il la réussite d’un achat immobilier ?

Beaucoup de primo-accédants négligent cette étape. On trouve le bien, on obtient le prêt, on signe chez le notaire… et on ne réalise qu’après que la question “au nom de qui est le bien ?” a des conséquences énormes.

Le régime juridique choisi détermine :

  • Qui est propriétaire et dans quelle proportion
  • Ce qui se passe en cas de séparation ou de divorce
  • Ce qui se passe en cas de décès de l’un des co-acquéreurs
  • La fiscalité applicable lors de la revente ou de la transmission
  • La capacité à revendre ou à hypothéquer le bien

En 2025, avec des prix immobiliers qui restent élevés dans les grandes métropoles et des taux qui se stabilisent autour de 3,5 % à 4 % sur 20 ans, acheter à deux est souvent une nécessité économique. D’où l’importance de bien structurer cet achat dès le départ.

Quelles sont les contraintes d’un achat immobilier en solo ?

Commençons par le cas le plus simple : vous achetez seul. Vous êtes le seul propriétaire, le seul emprunteur, et le seul décisionnaire.

Les Avantages de l’Achat en Solo

L’achat en nom propre offre une grande simplicité administrative. Vous n’avez pas à obtenir l’accord d’un tiers pour vendre, louer ou rénover. Vous êtes libre de vos décisions.

Sur le plan fiscal, vous bénéficiez de l’abattement pour résidence principale lors de la revente, comme n’importe quel propriétaire.

Les Limites de l’Achat Seul

La capacité d’emprunt est souvent réduite. Avec un seul salaire, les banques calculent votre taux d’endettement sur vos revenus personnels uniquement. En 2025, le taux d’endettement maximal reste fixé à 35 % des revenus nets, assurance comprise, par le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF).

Exemple concret : Marie, 28 ans, gagne 2 800 € nets par mois. Sa capacité d’emprunt maximale est d’environ 980 € de mensualité (35 % de 2 800 €). Sur 25 ans à 3,8 %, cela représente un capital emprunté d’environ 185 000 €. Avec un apport de 20 000 €, elle peut viser un bien à 205 000 € maximum, frais de notaire inclus.

Si elle avait acheté avec un conjoint gagnant 2 500 € nets, leur capacité d’emprunt combinée aurait atteint environ 375 000 €, soit presque le double.

Pour maximiser votre capacité d’emprunt seul, pensez à consulter notre guide Simulation Crédit Immobilier : Calculez Votre Capacité d’Emprunt.

Comment fonctionne l’indivision pour les couples non mariés ?

Quand deux personnes achètent ensemble sans structure juridique particulière, elles se retrouvent automatiquement en indivision. C’est le régime le plus courant pour les concubins et les partenaires pacsés.

Comment Fonctionne l’Indivision ?

En indivision, chaque co-propriétaire détient une quote-part du bien. Ces quotes-parts sont librement définies dans l’acte d’achat et peuvent être inégales.

Exemple : Thomas et Léa achètent un appartement à 320 000 €. Thomas apporte 40 000 € et Léa 10 000 €. Ils peuvent décider que Thomas détient 60 % du bien et Léa 40 %, en proportion de leurs apports respectifs et de leur contribution au remboursement du crédit.

Les Règles de Gestion en Indivision

La loi du 31 décembre 1976 sur l’indivision, modifiée depuis, prévoit plusieurs règles importantes :

  • Actes conservatoires (réparations urgentes) : un seul indivisaire peut agir seul
  • Actes d’administration (location, travaux importants) : majorité des 2/3 des droits
  • Actes de disposition (vente du bien) : unanimité obligatoire

Cette règle de l’unanimité pour la vente est le principal piège de l’indivision. Si vous vous séparez et que l’un de vous refuse de vendre, l’autre peut se retrouver bloqué. Il faudra saisir le tribunal pour sortir de l’indivision, ce qui peut prendre des années.

La Convention d’Indivision : Un Outil Sous-Utilisé

Pour pallier ces inconvénients, vous pouvez rédiger une convention d’indivision chez le notaire. Elle permet de :

  • Définir précisément les quotes-parts de chacun
  • Organiser la gestion du bien
  • Prévoir les modalités de sortie en cas de séparation
  • Stipuler un droit de préemption en faveur de l’autre indivisaire

La convention peut être conclue pour une durée maximale de 5 ans, renouvelable. Son coût varie entre 500 € et 1 500 € chez un notaire.

Indivision et Décès : Le Point Critique

En cas de décès de l’un des indivisaires, sa part revient à ses héritiers légaux, pas automatiquement au survivant. Pour un couple non marié sans testament, le partenaire survivant peut se retrouver en indivision avec les parents ou les frères et sœurs du défunt — une situation souvent cauchemardesque.

Solution : Rédiger un testament ou souscrire une assurance-vie désignant l’autre comme bénéficiaire. Cette question doit être abordée dès l’achat.

Quel régime matrimonial choisir pour acheter un bien immobilier en couple marié ?

Les couples mariés bénéficient d’un cadre juridique plus protecteur, mais qui varie selon le régime matrimonial choisi.

La Communauté Réduite aux Acquêts : Le Régime Par Défaut

Sans contrat de mariage, les époux sont automatiquement soumis au régime de la communauté réduite aux acquêts. Tout bien acheté pendant le mariage avec des revenus communs appartient aux deux époux à parts égales (50/50), quelle que soit la contribution financière de chacun.

Exemple : Sophie et Marc sont mariés sans contrat. Sophie gagne 4 000 € et Marc 2 000 €. Ils achètent ensemble. Même si Sophie contribue davantage au remboursement du crédit, le bien leur appartient à 50/50.

Ce régime est simple mais peut être inéquitable si les contributions sont très déséquilibrées.

La Séparation de Biens : Plus de Souplesse, Plus de Complexité

Avec un contrat de mariage en séparation de biens, chaque époux reste propriétaire de ses biens propres. L’achat immobilier fonctionne alors comme une indivision : chaque époux détient la quote-part qu’il a financée.

Ce régime est particulièrement adapté aux couples où l’un des conjoints exerce une profession libérale ou dirigeante, exposée aux risques financiers.

La Participation aux Acquêts

Moins courant, ce régime fonctionne comme la séparation de biens pendant le mariage, mais prévoit un partage des enrichissements en cas de divorce. C’est un compromis intéressant mais complexe à mettre en œuvre.

Comment le PACS encadre-t-il l’achat immobilier à deux ?

Les partenaires pacsés peuvent choisir entre deux régimes :

L’Indivision Légale (Régime Par Défaut Avant 2007)

Depuis la réforme de 2007, le PACS soumet les partenaires au régime de la séparation de biens par défaut. Chaque partenaire est propriétaire de ce qu’il achète seul ou de sa quote-part s’il achète à deux.

La Déclaration d’Indivision dans l’Acte

Les partenaires pacsés peuvent décider dans l’acte d’achat d’acquérir le bien en indivision, avec les quotes-parts de leur choix. Cette option doit être explicitement mentionnée chez le notaire.

Conseil pratique : Quel que soit votre statut (concubinage, PACS, mariage), discutez avec votre notaire des implications de chaque option avant de signer. Le coût d’une consultation notariale (environ 200 à 400 €) est dérisoire comparé aux enjeux.

Pourquoi créer une SCI pour structurer un achat immobilier en commun ?

La Société Civile Immobilière (SCI) est une structure juridique distincte des associés qui la composent. C’est la SCI qui achète le bien, et les associés détiennent des parts sociales.

Quand Envisager une SCI ?

La SCI est particulièrement adaptée dans ces situations :

  • Vous achetez pour investir (location) plutôt que pour habiter
  • Vous souhaitez transmettre le bien à vos enfants de votre vivant
  • Vous êtes plusieurs associés (famille, amis) et voulez une gestion structurée
  • Vous voulez protéger le conjoint survivant en cas de décès

Pour un achat de résidence principale à deux, la SCI est souvent surdimensionnée. Mais pour un investissement locatif comme premier achat, elle mérite vraiment d’être étudiée.

Les Avantages de la SCI

Gestion facilitée : Les statuts de la SCI définissent librement les règles de prise de décision. Vous pouvez éviter le blocage de l’unanimité de l’indivision.

Transmission optimisée : Vous pouvez donner des parts de SCI à vos enfants tout en conservant la gérance. Avec l’abattement de 100 000 € par parent et par enfant renouvelable tous les 15 ans, la transmission est fiscalement avantageuse.

Protection du conjoint : Les statuts peuvent prévoir un droit de préemption ou l’agrément obligatoire des nouveaux associés, protégeant ainsi le conjoint survivant.

Les Inconvénients de la SCI

Coût de création : Comptez entre 1 500 € et 3 000 € pour la rédaction des statuts par un notaire ou un avocat, plus les frais d’immatriculation.

Gestion administrative : La SCI doit tenir une comptabilité, organiser des assemblées générales annuelles et déposer ses comptes. C’est une contrainte réelle.

Accès au crédit : Certaines banques sont plus réticentes à prêter à une SCI qu’à des particuliers. Les conditions peuvent être moins favorables.

Fiscalité à la revente : Si la SCI est à l’IS (impôt sur les sociétés), la plus-value à la revente est calculée différemment et peut être plus lourde qu’en nom propre.

Exemple chiffré : Paul et Claire créent une SCI pour acheter un appartement locatif à Paris à 450 000 €. Ils se répartissent 100 parts chacun (50/50). Cinq ans plus tard, ils donnent chacun 30 parts à leur fils Lucas. Ces 60 parts représentent 270 000 € de transmission, entièrement couverts par les abattements fiscaux (100 000 € × 2 parents = 200 000 €, plus la décote sur les parts de SCI généralement admise entre 10 et 15 %).

Comment la clause de tontine protège-t-elle le survivant en cas de décès ?

La tontine immobilière, ou clause d’accroissement, est une disposition insérée dans l’acte d’achat. Elle stipule que le dernier survivant sera réputé avoir été seul propriétaire depuis le début.

Comment Fonctionne la Tontine ?

En cas de décès de l’un des co-acquéreurs, sa part est automatiquement transmise au survivant, sans passer par la succession. Le survivant devient propriétaire à 100 % du bien, rétroactivement.

C’est la protection maximale pour le conjoint survivant, surtout pour les couples non mariés.

La Fiscalité de la Tontine

C’est là que le bât blesse. La transmission via tontine est soumise aux droits de succession entre non-époux (jusqu’à 60 % entre non-parents) ou aux droits de mutation entre époux (exonérés depuis 2007).

Exception importante : Si le bien est la résidence principale des co-acquéreurs et que sa valeur ne dépasse pas 76 000 €, les droits de mutation sont calculés au taux réduit de 5,09 %. Au-delà, la fiscalité peut être très lourde pour les couples non mariés.

Tontine ou Assurance-Vie ?

Pour les couples non mariés souhaitant protéger le survivant, l’assurance-vie est souvent plus efficace que la tontine. Les capitaux versés au bénéficiaire sont exonérés de droits de succession jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire (primes versées avant 70 ans). Consultez notre guide sur l’Assurance Emprunteur : Comparatif, Loi Lemoine et Économies pour comprendre les mécanismes d’assurance liés à l’immobilier.

Quel régime juridique correspond le mieux à votre situation d’achat ?

CritèreIndivisionSCITontineCommunauté
Coût de mise en placeFaibleÉlevéFaibleNul
Flexibilité des quotes-partsOuiOuiNon (50/50)Non (50/50)
Protection du survivantFaibleMoyenneForteForte
Fiscalité successionStandardVariableLourde hors mariageAvantageuse
Gestion au quotidienSimpleComplexeSimpleSimple
Adaptée à la locationOuiTrès bienNonOui

Quels points essentiels négocier avec le notaire avant de signer ?

Quel que soit le régime choisi, voici les points à aborder impérativement lors de la signature :

La répartition des quotes-parts doit refléter la réalité des apports et des remboursements futurs. Une répartition inégale doit être clairement actée.

Le sort du bien en cas de séparation : qui a le droit de racheter la part de l’autre ? À quel prix ? Dans quel délai ?

Le sort du bien en cas de décès : testament, assurance-vie, clause bénéficiaire de l’assurance emprunteur.

Le droit au logement du survivant : en indivision, le conjoint survivant non marié peut être expulsé par les héritiers du défunt. Un testament ou une convention d’indivision peut prévoir un droit d’usage et d’habitation temporaire.

Pour bien préparer votre achat, n’hésitez pas à consulter notre guide complet Premier Achat Immobilier : Les 10 Étapes Clés pour Réussir.

Quel régime juridique ont choisi trois couples aux profils différents ?

Cas 1 : Maxime et Julie, Concubins, Premier Achat Résidence Principale

Maxime (3 200 € nets) et Julie (2 600 € nets) achètent un appartement à Lyon à 280 000 €. Ils apportent respectivement 25 000 € et 10 000 €.

Recommandation : Indivision avec convention notariée. Quotes-parts : 60 % Maxime, 40 % Julie (reflétant l’apport et la capacité de remboursement). Testament croisé pour protéger le survivant. Coût total de la structuration : environ 1 200 €.

Cas 2 : Ahmed et Nadia, Pacsés, Achat d’un Investissement Locatif

Ahmed et Nadia veulent acheter un studio à Bordeaux à 150 000 € pour le louer. Ils envisagent de transmettre ce bien à leurs deux enfants.

Recommandation : SCI à l’IR (impôt sur le revenu), avec 200 parts réparties à 50/50. Possibilité de donner progressivement des parts aux enfants. La SCI à l’IR permet de déduire les intérêts d’emprunt des revenus fonciers. Coût de création : 2 000 €.

Cas 3 : Sophie et Romain, Mariés Sans Contrat

Sophie et Romain, mariés sous le régime légal de la communauté, achètent leur résidence principale à Nantes à 350 000 €. Sophie a reçu 50 000 € en héritage qu’elle souhaite utiliser comme apport.

Recommandation : Faire constater dans l’acte que les 50 000 € proviennent de fonds propres de Sophie (emploi de fonds propres). Ainsi, en cas de divorce, Sophie récupère cet apport avant le partage. Sans cette mention, les 50 000 € tomberaient dans la communauté. Coût : inclus dans les frais de notaire.

Quelles aides financières les co-acquéreurs peuvent-ils obtenir en 2025 ?

Acheter à deux ne vous prive pas des aides à l’accession. Le PTZ 2025 est accessible aux co-acquéreurs, sous conditions de ressources calculées sur l’ensemble du foyer. Les plafonds de ressources sont appréciés en cumulant les revenus de tous les emprunteurs.

De même, le Prêt Action Logement peut être mobilisé par l’un des co-acquéreurs si celui-ci est salarié d’une entreprise de plus de 10 salariés.


Quelles sont les questions les plus fréquentes sur les régimes juridiques d’achat immobilier ?

Quelle est la différence entre l’indivision et la SCI pour acheter à deux ?

L’indivision est le régime “par défaut” quand deux personnes achètent ensemble sans créer de structure juridique. Chaque co-propriétaire détient une quote-part du bien directement. La SCI, en revanche, est une société qui achète le bien : vous détenez des parts sociales de la société, pas le bien directement. L’indivision est plus simple et moins coûteuse à mettre en place, mais souffre de la règle de l’unanimité pour les décisions importantes (notamment la vente). La SCI offre plus de souplesse dans la gestion et la transmission, mais implique une gestion administrative permanente (comptabilité, assemblées générales) et des coûts de création plus élevés (1 500 à 3 000 €). Pour une résidence principale à deux, l’indivision avec convention notariée est souvent suffisante. Pour un investissement locatif ou une transmission patrimoniale, la SCI mérite d’être sérieusement envisagée.

Que se passe-t-il si on se sépare et qu’on est en indivision ?

En cas de séparation, si les deux co-propriétaires sont d’accord pour vendre, le bien est mis sur le marché et le produit de la vente est partagé selon les quotes-parts. Si l’un refuse de vendre, l’autre peut saisir le tribunal judiciaire pour demander la licitation (vente forcée du bien aux enchères). Cette procédure peut durer 2 à 4 ans et génère des frais importants. L’une des solutions préventives est de rédiger une convention d’indivision qui prévoit les modalités de sortie : délai pour trouver un accord amiable, droit de rachat prioritaire de l’un sur l’autre, prix de référence (valeur d’expertise indépendante). L’autre solution est que l’un des co-propriétaires rachète la part de l’autre. Ce rachat est soumis aux droits de partage, fixés à 2,5 % de la valeur du bien depuis 2021.

La tontine est-elle vraiment intéressante pour les couples non mariés ?

La tontine protège efficacement le conjoint survivant en lui transmettant la totalité du bien sans passer par la succession. Mais sa fiscalité est souvent rédhibitoire pour les couples non mariés. Si le bien vaut plus de 76 000 €, la transmission est taxée comme une mutation à titre onéreux (droits de mutation classiques, environ 5,80 %) plutôt qu’une succession. Pour les couples non mariés, les droits de succession atteignent 60 % en l’absence de lien de parenté. La tontine évite ces 60 %, mais les droits de mutation restent dus. En pratique, pour un bien de 300 000 €, le survivant devra payer environ 17 400 € de droits de mutation. C’est souvent moins cher que les droits de succession classiques, mais cela reste significatif. Pour les couples mariés, la tontine est inutile car les transmissions entre époux sont exonérées de droits de succession depuis 2007. Conclusion : la tontine peut être intéressante pour les couples pacsés ou en concubinage sur des biens de valeur modeste, mais doit être comparée à d’autres solutions (assurance-vie, testament) avec un notaire.

Peut-on changer de régime juridique après l’achat ?

Oui, mais c’est compliqué et coûteux. Passer de l’indivision à une SCI nécessite un apport du bien immobilier à la S


Questions fréquentes

Quel est le principal avantage de l’achat immobilier en solo ?

L’achat en solo offre une liberté totale de décision concernant la gestion, la vente ou la rénovation du bien. Vous n’avez pas besoin de l’accord d’un tiers pour effectuer ces démarches.

Quelle est la principale contrainte de l’indivision ?

La principale contrainte de l’indivision est l’obligation d’unanimité pour la vente du bien. Si l’un des indivisaires refuse de vendre, l’autre peut se retrouver bloqué, nécessitant une procédure judiciaire pour sortir de l’indivision.

La convention d’indivision peut-elle résoudre tous les problèmes ?

La convention d’indivision permet d’organiser la gestion du bien et de prévoir les modalités de sortie en cas de séparation. Elle offre une meilleure sécurité juridique que l’indivision par défaut, mais ne résout pas toutes les situations complexes, notamment en cas de décès.

Que se passe-t-il en cas de décès dans une indivision pour un couple non marié ?

En cas de décès de l’un des indivisaires, sa part revient à ses héritiers légaux. Le partenaire survivant peut alors se retrouver en indivision avec les héritiers du défunt, ce qui peut créer une situation conflictuelle.

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